La Fourmilière et l’iA

Une ode aux SBOs (skill based organisations).

La Fourmilière

C’est l’histoire d’une fourmilière.

Magnifique, complexe et en même temps simplement efficace.

Un lieu de vie ultime.

Une fédération d’individus agiles, actifs, un lieu propice à la vie, riche en interactions.

Un lieu ou l’avenir naît tous les jours.

Où les problèmes sont résolus par l’intelligence collective.

Où l’égo n’existe pas. L’ensemble se met au service du besoin collectif.

C’est un lieu qui vit, s’épanouit, prospère.

Un lieu où la communication est fluide, facile, transparente.

Un paradis, tout simplement.

Et un jour, la pluie arrive.

Elle tombe, elle rentre par chacune des entrées construites par les fourmis.

Elle arrive comme un tsunami et inonde, détruisant tout sur son passage.

Elle s’infiltre jusqu’aux étages les plus bas.

Elle tue sur son passage.

La pluie, l’eau qui efface tout.

Les bébés, les infrastructures, la nourriture, tout disparait.

Elle arrive de façon fulgurante, la pluie. Ca a l’air de durer longtemps. Mais ca n’est pas le cas. La puissance est confondue avec la longueur. Ca arrive et ca s’arrête.

Que reste-t-il de la fourmilière? Des fourmis. Et plus que quelques unes. Assez.

Et de la fourmilière, elle qui a maintenant un sol meuble, qu’en reste-t-il?

Et bien il en reste une base solide: les habitants et leurs talents.

Les quelques endroits qui ont été miraculeusement éviter par le tsunami.

Assez pour reconstruire.

Et c’est là que l’écosystème est sublime: il s’adapte.

Certes, il y a eu des morts, mais la pluie n’a pas tout emmené sur son passage.

Ceux et celles qui restent vont reconstruire de façon créative.

Le sol bouge.

L’eau se cache encore dans quelques endroits.

Mais cet organisme de fourmilière a encore quelque chose à construire, à faire, à créer.

Et avec leur agilité, la nourricière d’hier devient l’architecte. Le soldat d’hier devient le chasseur. La travailleuse d’hier devient l’infirmière. Au service du tout. Tout le monde s’y met.

Les circonstances changent mais l’ensemble demeure. C’est eux la fourmilière. Eux et elles.

L'iA

C’est l’histoire d’une évolution technologique folle.

De quelque chose dont les humains parlaient depuis des décennies.

Un peu comme quand on disait, dans les années 60, qu’on mangerait des pilules et non des plats, qu’on marcherait sur des tapis roulants, qu’on habiterait sur la lune. Un des grands mythes de science fiction. L’intelligence artificielle.

Et comme la pluie, elle est arrivée d’un coup. Comme un tsunami.

Elle a tout emporté sur son passage. Elle a détruit les lieux, les emplois, les architectures, le mode de pensée.

Elle a été rapide dans son arrivée.

Choquante dans sa violence.

Inspirante dans la possibilité de reconstruction mais on ne sait pas comment, pas encore.

Peut-être qu'il y en a qui construisent des piscines....

Et si le cadeau de l’Ia c’est celui de la pluie?

Celui de l’agilité, du renouveau avec l’existant?

Celui des êtres et non des lieux?

La fourmilière n’était forte qu’à cause des fourmis. Pas l’inverse.

Et si les entreprises, à travers ce tsunami, réalisaient que la pluie arrive, souvent. Et qu’après elle, sous l’arc en ciel, il y a les gens. Des gens, des humains qui savent comment reconstruire après le déluge.

Peut-être même qu’il y en a qui savent construire des piscines….

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